Au cœur d'un royaume éclatant, vivait une reine au cœur doux nommée Assya. Elle était l'épouse de Pharaon, un roi si orgueilleux qu'il se prenait pour un dieu. Mais même dans l'ombre de ce grand palais, la lumière de la foi cherchait son chemin.

Un jour, le fleuve Nil apporta un berceau à ses pieds. À l'intérieur, un bébé dormait paisiblement. Le cœur d'Assya s'emplit d'un amour immédiat. Elle se tourna vers Pharaon et dit : "(Cet enfant) sera la prunelle de mes yeux et des tiens ! Ne le tuez pas." (Coran 28:9).

Pharaon, dont le cœur était dur, voulait faire du mal à l'enfant. Mais Assya le protégea avec courage. "Il pourrait nous être utile, ou le prendrons-nous pour fils", insista-t-elle. Grâce à sa bonté, le bébé, Musa (Moïse), fut sauvé et grandit sous sa protection.

Les années passèrent. Mussa devint un Prophète d'Allah, appelant les gens à n'adorer que le Dieu unique. En secret, dans le silence de sa chambre, le cœur d'Assya s'était lui aussi tourné vers Allah, trouvant la paix dans la vraie foi.

Mais la foi est une lumière que l'on ne peut cacher. Quand Pharaon découvrit que sa propre femme adorait le Dieu de Mussa, sa colère fut immense. L'ombre de sa fureur menaça d'éteindre la lumière dans le palais.

Pharaon menaça Assya des pires souffrances pour qu'elle abandonne sa foi. Mais la croyance d'Assya en Allah était une forteresse inébranlable. Plus forte que la peur, plus précieuse que la vie, sa foi illuminait son âme.

Face à cette terrible épreuve, Assya ne demanda pas les trésors de ce monde. Elle leva son visage et son cœur vers le ciel, et adressa à Allah la plus belle des prières, une conversation intime entre une âme croyante et son Créateur.

Elle pria avec des mots que le Coran nous a conservés : "Seigneur, construis-moi auprès de Toi une maison au Paradis..." (Coran 66:11). Elle ne désirait pas un palais sur Terre, mais une demeure éternelle auprès de son Seigneur.

Sa prière se poursuivit : "...et sauve-moi de Pharaon et de son œuvre ; et sauve-moi des gens injustes." (Coran 66:11). Elle cherchait le refuge et la paix véritables, que seule la proximité d'Allah peut offrir.

Allah exauça la prière de sa fidèle servante. Assya quitta ce monde pour trouver sa récompense : une place de choix dans les jardins du Paradis. Son histoire nous enseigne que la plus grande des richesses est une foi sincère, et que pour les croyants, une maison les attend auprès d'Allah.