À Médine, un rêve emplit le cœur du Prophète Muhammad. Il se vit, avec ses compagnons, visitant la Kaaba sacrée à La Mecque, en paix. Ce rêve était une promesse, une douce mélodie d'espoir qui voyagea de cœur en cœur.
Le temps du voyage arriva. Sans armes, vêtus simplement pour le pèlerinage, un grand nombre de croyants quitta Médine. Leur seule intention était de visiter la Maison Sacrée. Leur chemin était un ruban de sable sous la Voie Lactée, leur guide était la foi.
Près de La Mecque, à un endroit nommé Hudaybiyyah, leur chemin fut bloqué. Les chefs de La Mecque, leurs cœurs encore fermés, refusèrent de les laisser entrer. Les pèlerins firent halte, leur patience aussi vaste que le désert qui les entourait.
Pour montrer leur intention pacifique, le Prophète envoya un de ses compagnons, Uthman, pour parler aux chefs de La Mecque. Il partit seul, porteur d'un message de paix, un pont fragile jeté entre deux mondes.
L'attente fut longue. Une rumeur, aussi piquante que le vent du désert, se répandit : Uthman aurait été capturé. L'inquiétude grandit dans le campement, mais pas la peur. La foi était leur bouclier.
Face à cette nouvelle, le Prophète s'assit à l'ombre d'un acacia. Un par un, ses compagnons vinrent lui prêter allégeance, plaçant leur main sur la sienne. Ils promirent de rester unis, quoi qu'il arrive. Ce fut le Serment de l'Arbre, un pacte de fidélité sous le regard des étoiles.
Voyant cette incroyable unité, les chefs de La Mecque comprirent qu'ils ne pouvaient pas gagner par la force. Ils libérèrent Uthman et envoyèrent leur propre négociateur, un homme nommé Suhayl, pour discuter d'un traité de paix.
Les discussions furent longues. Certaines conditions du traité semblaient injustes pour les croyants. Ils devraient repartir cette année sans faire leur pèlerinage. Mais le Prophète, avec une sagesse venue d'en haut, voyait plus loin. Il voyait la paix que ce traité apporterait.
Le pacte fut signé. Un traité de paix de dix ans. Le chemin vers La Mecque était fermé pour cette fois, mais la porte de la paix était grande ouverte. Certains cœurs étaient lourds de ne pas voir la Kaaba, mais ils obéirent, faisant confiance à la sagesse de leur guide.
Ce qui semblait être un sacrifice était en réalité la plus grande des victoires. Le traité de Hudaybiyyah permit à la paix de s'installer et au message de l'Islam de se répandre doucement, comme le parfum d'une fleur dans le désert. La vraie force n'est pas toujours d'avancer, mais parfois de savoir attendre.
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