Dans la lointaine ville de La Mecque, parmi les dunes de sable et les maisons de pierre, vivait un homme nommé Bilal. Originaire d'Abyssinie, sa peau était sombre comme la nuit et son statut était celui d'un esclave, mais son esprit était libre et aspirait à la justice qu'il voyait dans les étoiles.
Un message nouveau se répandit dans la ville. Le prophète Muhammad, que la paix et les bénédictions soient sur lui, parlait d'un Dieu Unique, d'égalité entre tous les hommes, qu'ils soient maîtres ou esclaves. Pour Bilal, ces paroles étaient comme une oasis dans le désert de sa vie.
En secret, le cœur de Bilal embrassa l'Islam. Il trouvait la paix dans la prière silencieuse, loin des regards, sentant un lien profond avec le Créateur de ces étoiles qu'il aimait tant.
Mais son secret fut révélé. Son maître, le cruel Umayyah ibn Khalaf, entra dans une rage folle. Il traîna Bilal sous le soleil de midi, le plus brûlant, et lui ordonna de renier sa nouvelle foi.
Pour le briser, Umayyah ordonna qu'un énorme rocher soit placé sur la poitrine de Bilal. La douleur était insupportable, le souffle court, mais la foi de Bilal était plus inébranlable que la pierre qui l'écrasait.
"Renonce !", hurlait son maître. Mais des lèvres de Bilal, un seul mot sortait, encore et encore, comme un battement de cœur défiant la mort : "Ahadoun... Ahad." (Un... Un.)
Abu Bakr, un noble compagnon du Prophète, vit cette cruauté et fut profondément ému par le courage de Bilal. Il alla trouver Umayyah et lui dit : "Combien pour cet homme ? Je te l'achète."
Après une âpre négociation, Abu Bakr paya le prix et libéra Bilal. Ce jour-là, Bilal, l'esclave abyssinien, se releva en homme libre, sa foi comme seul trésor.
Pour fuir les persécutions, les musulmans quittèrent La Mecque pour la ville de Médine. Durant ce long voyage, appelé l'Hégire, Bilal marcha aux côtés du Prophète, son cœur rempli d'espoir pour ce nouveau départ.
À Médine, la communauté avait besoin d'un appel à la prière. Le Prophète se tourna vers Bilal et dit : "Ô Bilal, monte et appelle les croyants, car nulle voix n'est plus belle que la tienne." Alors, du toit de la mosquée, la voix qui avait défié la tyrannie s'éleva, claire et puissante, dans le premier Adhan de l'histoire.
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