Le soir tombait, peignant la chambre de Hafsa de douces couleurs beiges. Mais son cœur n'était pas en paix. Sa belle lanterne en papier, qu'elle avait mis tant de soin à fabriquer, s'était déchirée. Une grande tristesse l'enveloppa, aussi sombre que le ciel qui s'assombrissait dehors.
Son grand-père entra dans la chambre, ses pas silencieux sur le tapis. Il s'assit à côté d'elle, son qamis de couleur sable créant un contraste apaisant avec l'ombre grandissante. « Pourquoi ton petit cœur est-il lourd comme une pierre, ma douce Hafsa ? » demanda-t-il d'une voix tendre.
Hafsa lui montra la lanterne. Grand-père sourit doucement. « La lumière de ta lanterne s'est éteinte, mais j'aimerais te montrer des milliers d'autres lumières qui ne s'éteignent jamais. Viens avec moi. »
Curieuse, Hafsa le suivit sur le petit balcon. Elle leva la tête et retint son souffle. Le ciel n'était pas un vide noir, mais une immense couverture de velours bleu nuit, piquée de diamants scintillants. La Voie lactée s'étirait comme un ruban de lumière divine.
« Tu vois, Hafsa, » dit son grand-père en la rejoignant. « Parfois, nous pensons que tout est sombre. Mais même dans la plus profonde obscurité, il y a une lumière incroyable. Il suffit de lever les yeux pour la voir. »
Il continua avec sagesse : « Allah nous rappelle dans le Coran :
"En vérité, à côté de la difficulté est, certes, une facilité !" (Coran, 94:6)
Ta tristesse pour la lanterne est une petite difficulté. Mais regarde toutes ces étoiles, c'est la facilité, la beauté et l'espoir qu'Allah place juste à côté. »
Hafsa regarda à nouveau les étoiles. Elles n'étaient plus seulement de jolis points lumineux. Chacune était une promesse, un petit rappel de l'espoir. Elle sentit son cœur devenir plus léger, comme s'il s'envolait pour rejoindre la plus brillante des étoiles.
« Chaque étoile est une bénédiction, un guide, » ajouta son grand-père. « Comme il est dit : "Et c’est Lui qui a placé pour vous les étoiles, pour que vous vous guidiez dans les ténèbres." L'optimisme, ma chérie, c'est choisir de regarder les étoiles au lieu de l'obscurité. »
Une douce chaleur remplit la poitrine de Hafsa. La lanterne déchirée semblait si insignifiante maintenant. Elle avait un ciel entier de lanternes qui brillaient pour elle. Elle se tourna vers son grand-père et le serra fort dans ses bras.
En rentrant à l'intérieur, la pièce beige semblait plus chaleureuse et accueillante. Hafsa savait maintenant que même si la tristesse venait parfois assombrir ses journées, elle n'avait qu'à fermer les yeux et se souvenir du ciel étoilé pour retrouver le chemin de l'optimisme.
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