Sous un ciel de velours piqué d'étoiles, le petit Ismaïl trouva un oiseau blotti au pied d'un rosier. Une de ses ailes semblait brisée. Le cœur de Ismaïl se serra en voyant cette si petite créature tremblante et seule dans le grand jardin silencieux.
Avec une infinie précaution, il prit l'oiseau dans le creux de ses mains. Il sentait son petit cœur battre contre ses paumes. Il courut à l'intérieur, vers sa mère, Maryam. « Maman, regarde ! Il est blessé. Il faut l'aider ! »
Maryam posa un regard plein de douceur sur l'oiseau. « Bien sûr, mon cœur. Aider les créatures d'Allah est une prière silencieuse. C'est le reflet de Sa propre miséricorde. N'oublie jamais qu'Il est Ar-Rahman, le Très Miséricordieux. »
Ensemble, ils préparèrent un nid douillet dans une petite boîte avec du coton. Ismaïl déposa l'oiseau avec un geste si léger qu'il semblait retenir son souffle. « Notre amour va le guérir, n'est-ce pas ? » demanda-t-il, les yeux fixés sur la petite boule de plumes.
Son père, Yasin, qui les avait rejoints, s'accroupit près d'eux. « L'amour et la miséricorde sont les plus beaux remèdes, Ismaïl. Le Prophète Muhammad (paix et bénédictions sur lui) nous a enseigné : 'Soyez miséricordieux envers ceux qui sont sur terre, et Celui qui est au ciel vous fera miséricorde.' »
Yasin ajouta, en regardant le ciel par la fenêtre : « Chaque fois que tu ressens de l'amour, souviens-toi d'Al-Wadud, Celui qui aime tendrement. C'est Lui qui a mis cette tendresse dans ton cœur. Le Coran nous le rappelle :
'Et c'est Lui le Pardonneur, le Tout Affectueux.' (Coran, 85:14). »
Ismaïl comprit. Soigner cet oiseau était sa façon de répondre à l'amour infini d'Allah. Chaque jour, il lui apporta de l'eau fraîche et des graines, lui parlant doucement, comme un secret partagé entre eux et le Ciel.
Les jours passèrent, emportant avec eux la blessure de l'oiseau. Un matin, il se tint sur le bord de la boîte et battit des ailes. Il était prêt. Le cœur d'Ismaïl se gonfla d'une joie pure, teintée d'un peu de nostalgie.
Avec son père, Ismaïl emporta l'oiseau dans le jardin. Il ouvrit les mains, et l'oiseau prit son envol. Un battement d'ailes, puis deux, et il s'éleva, traçant une courbe gracieuse dans le ciel encore sombre du petit matin.
Maryam les rejoignit et passa un bras autour des épaules de son fils. « Regarde, Ismaïl. Ta miséricorde lui a rendu le ciel. Et cet amour que tu as donné, c'est un écho de l'amour d'Allah pour toi. Le plus petit acte de bonté sur Terre résonne jusqu'à la plus lointaine des étoiles. »
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