Sous un ciel d'un bleu nuit profond, où le croissant de lune brillait comme un sourire d'argent, le petit Ismaïl se tenait dans le jardin. Demain était un jour spécial, le premier jour du Ramadan. De la maison, une douce odeur de dattes et de lait chaud flottait dans l'air.
Curieux, Ismaïl entra. Dans la cuisine baignée d'une lumière tamisée, sa mère, Maryam, préparait le repas du Suhur, celui que l'on prend avant le lever du soleil. Vêtue de son voile, elle bougeait avec une grâce silencieuse, arrangeant des dattes sur un plat.
Quand elle le vit, Maryam lui sourit. « Ismaïl, mon trésor. Tu es réveillé tôt. Viens, le Ramadan nous apporte une bénédiction spéciale. » Ismaïl s'approcha. « Maman, pourquoi on ne mange pas quand le soleil est là pendant le Ramadan ? »
Elle prit une datte et la lui tendit. « Le jeûne est un cadeau, Ismaïl. C'est un moment où l'on apprend la patience et où l'on pense à ceux qui ont moins que nous. Allah nous dit dans le Coran :
"Ô les croyants ! On vous a prescrit le jeûne (As-Siyâm) comme on l'a prescrit à ceux d'avant vous, ainsi atteindrez-vous la piété." (Coran, 2:183)
C'est pour rapprocher nos cœurs de Lui. »
Yasin, le père d'Ismaïl, entra dans la pièce, un sourire paisible sur le visage. Il posa une main sur l'épaule de son fils. « Ta mère a raison. Jeûner, ce n'est pas seulement avoir faim et soif. C'est aussi nourrir notre âme, avec de bonnes paroles, de la gentillesse et beaucoup de prières. »
Yasin ajouta, en s'asseyant avec eux : « Le mois de Ramadan est celui où le Coran a été révélé, comme une lumière pour nous guider. Allah nous dit :
"Le mois de Ramadan durant lequel le Coran a été révélé comme guide pour les gens, et preuves claires de la bonne direction et du discernement. [...]" (Coran, 2:185)
Chaque jour de jeûne est une façon de remercier pour ce cadeau immense. »
Ismaïl regarda son père et sa mère. Il sentait la joie et la paix qui émanaient d'eux, une sérénité si profonde qu'elle emplissait toute la pièce. Il voulait, lui aussi, participer à ce mois béni. « Je peux... je peux essayer de jeûner avec vous ? Juste un petit peu ? »
Le visage de Yasin s'illumina. Il se tourna vers Maryam qui hocha la tête avec un doux sourire. « Bien sûr, mon fils. Tu peux essayer de jeûner jusqu'à midi. Chaque petit effort est grand aux yeux d'Allah. »
Ismaïl mangea son Suhur avec ses parents. Il ne connaissait pas encore la faim du jeûne, mais son cœur, lui, était déjà plein. Il se sentait en sécurité, uni à ses parents et connecté à Quelque Chose d'aussi infini que le ciel au-dessus de lui, attendant le premier rayon de l'aube.
Après le repas, Yasin enlaça son fils. « Tu vois, » murmura-t-il, « le Ramadan, c'est comme un voyage de trente jours vers la lune, chaque jour nous rapproche un peu plus de la lumière d'Allah. » Ismaïl regarda le croissant de lune, et pour la première fois, il eut l'impression que le ciel entier lui souhaitait un bon Ramadan.
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