Dans le silence de la maison, sous un ciel d'un bleu profond piqué d'étoiles, le petit Ismaïl était assis sur un tapis. Devant lui, un grand livre était ouvert sur l'image d'un sarcophage doré, brillant comme un trésor d'un autre monde. « Qui dormait là-dedans ? » murmura-t-il pour lui-même.
Sa maman, Maryam, s'approcha doucement, son long voile flottant derrière elle. « C'était la demeure d'un roi très puissant, mon chéri. Un pharaon d'Égypte qui a vécu il y a très, très longtemps. »
« Un pharaon ? » demanda Ismaïl, les yeux toujours fixés sur l'or du dessin. « Comme celui de l'histoire du prophète Moussa ? »
Maryam s'assit à côté de lui. « Beaucoup de savants pensent qu'il s'agit bien de lui, Ismaïl. D'après Maurice Bucaille, grand scientifique français, son nom était Mérenptah, fils de Ramsès II. Sa momie présentait des traces de traumatismes qui seraient les séquelles d'une noyades. Il était si orgueilleux qu'il a refusé d'écouter le message d'Allah apporté par le prophète Moussa. »
« Il a poursuivi Moussa et son peuple jusqu'à la mer, » continua Maryam d'une voix douce. « Tu te souviens comment Allah a ouvert la mer en deux pour laisser passer les croyants ? Mais quand le Pharaon et son armée s'y sont engagés, les eaux se sont refermées sur eux. »
« Il s'est noyé, » dit Ismaïl. « Mais alors... comment peut-on avoir retrouvé son corps ? » C'était une question qui le troublait.
Maryam sourit, son cœur rempli de la beauté du Coran. « C'est là que se trouve un miracle, un signe d'Allah. Au moment où il allait se noyer, Pharaon a voulu croire, mais il était trop tard. Et Allah lui a dit dans le Coran :
"Nous allons aujourd'hui sauvegarder ton corps (ta dépouille), afin que tu sois un signe pour ceux qui viendront après toi. Mais beaucoup de gens sont indifférents à Nos signes." (Coran, 10:92)
« Un signe ? » répéta Ismaïl. « Oui. Des centaines d'années après la révélation du Coran, des explorateurs ont découvert, en Égypte, la momie de ce pharaon. Son corps avait été sauvé des eaux et préservé, exactement comme Allah l'avait promis. La science a révélé un secret que le Coran nous avait déjà murmuré. »
Ismaïl regarda de nouveau le livre, puis le ciel. L'image du sarcophage n'était plus seulement celle d'un vieux roi. C'était la preuve d'une promesse tenue, un pont entre l'histoire, la science et la foi.
« L'univers entier est rempli de signes d'Allah, » dit doucement Maryam en fermant le livre. « Il suffit d'ouvrir son cœur et son esprit pour les voir. » Et dans la douce lumière de la nuit, un petit garçon comprit que les plus grandes découvertes sont parfois celles qui confirment les plus anciennes vérités.