Il y avait autrefois un peuple puissant et fier, le peuple de 'Ad (le peuple de géants). Ils bâtirent une cité magnifique, Iram, avec des colonnes si hautes qu'elles semblaient toucher les étoiles. Mais dans leur opulence, ils oublièrent Allah et se mirent à adorer des idoles de pierre. "N’as-tu pas vu comment ton Seigneur a agi avec les ‘Ad, [avec] Iram, la cité aux colonnes..." (Coran 89:6-7).
Dans Son infinie miséricorde, Allah leur envoya un prophète choisi parmi eux, leur propre frère Hud (Eber). Il vint à eux avec un message simple et clair : "Ô mon peuple, dit-il, adorez Allah. Pour vous, pas d’autre divinité que Lui." (Coran 7:65).
Mais les notables de son peuple, aveuglés par leur orgueil, se moquèrent de lui. Ils le traitèrent de menteur et de sot, refusant de croire qu'un simple homme puisse être un messager de Dieu. "Nous te voyons en pleine sottise, et nous pensons que tu es du nombre des menteurs." (Coran 7:66).
Avec une patience infinie, Hud leur répondit : "Ô mon peuple, il n'y a point de sottise en moi, mais je suis un Messager de la part du Seigneur de l'Univers." (Coran 7:67). Il les avertit qu'un châtiment terrible s'abattrait sur eux s'ils persistaient dans leur égarement.
Fiers de leur force et de leurs constructions, ils défièrent Hud : "Qui est plus fort que nous ?" (Coran 41:15). Ils lui demandèrent de faire venir ce châtiment dont il les menaçait, certains que rien ne pouvait les atteindre.
Comme premier avertissement, Allah retint la pluie. Une terrible sécheresse s'installa. La terre beige se craquela, les puits s'asséchèrent et les jardins luxuriants se transformèrent en poussière. La famine menaçait la cité orgueilleuse.
Un jour, ils virent un immense nuage s'avancer vers eux. Pensant que c'était enfin la pluie salvatrice, ils se réjouirent. Mais Hud leur dit la terrible vérité : "C'est plutôt ce que vous cherchiez à hâter : un vent contenant un châtiment douloureux." (Coran 46:24).
Un vent glacial et furieux s'abattit sur la cité. Il souffla sans relâche pendant sept nuits et huit jours. Il arrachait les arbres, renversait les colonnes et emportait les gens comme s'ils n'étaient que des fétus de paille. "...qui dévasta tout, par l'ordre de son Seigneur." (Coran 46:25).
Quand le vent se calma enfin, la magnifique cité d'Iram n'était plus qu'un champ de ruines silencieuses. Les corps des orgueilleux gisaient, semblables à des troncs de palmiers creux et déracinés. "Puis, le matin, on ne voyait plus que leurs demeures." (Coran 46:25).
Seuls Hud et la petite poignée de croyants qui l'avaient suivi furent sauvés par la miséricorde d'Allah. "Et par Notre miséricorde, Nous l'avons sauvé ainsi que ceux qui étaient avec lui." (Coran 7:72). Leur histoire est une leçon éternelle : la vraie puissance n'est pas dans la pierre, mais dans la foi.
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