Il y avait, il y a très longtemps, un prophète d'Allah nommé Ayub (Job). C'était un homme bon et juste. Allah l'avait comblé de bienfaits : une famille aimante, des terres fertiles et de nombreux troupeaux. Pour tout cela, le cœur d'Ayub était rempli de gratitude, et sa langue ne cessait de louer son Seigneur.

Mais Allah, dans Son infinie sagesse, voulut éprouver la foi de Son serviteur. Ayub perdit ses richesses, ses champs devinrent arides et ses troupeaux disparurent. Face à cette épreuve, Ayub ne se plaignit pas. Il se tourna vers Allah et dit : "C'est à Allah que nous appartenons, et c'est à Lui que nous retournerons." (Inna lillahi wa inna ilayhi raji'un).

L'épreuve devint plus dure encore. Ayub perdit ses enfants bien-aimés. Son chagrin était immense, un poids lourd dans sa poitrine. Pourtant, au milieu de ses larmes, sa foi restait son ancre. Sa femme, Rahma, resta à ses côtés, un soutien silencieux dans cette nuit de douleur.

Puis, la maladie toucha le corps du prophète Ayub. Il souffrait terriblement, et les gens, par peur ou par mépris, s'éloignèrent de lui. Il se retrouva seul, son corps affaibli, mais son âme toujours tournée vers le Créateur.

Seule sa femme, Rahma, ne l'abandonna jamais. Avec un amour et une patience infinis, elle prenait soin de lui, lui apportant de l'eau et de la nourriture, et apaisant ses douleurs. Elle était la miséricorde d'Allah à ses côtés dans l'épreuve.

Ils était dans une misère telle que sa femme s'est résolue à vendre ses cheveux pour acheter de la nourriture et ainsi continuer à prendre soin de son époux. En sachant cela, le prophète Ayub s'est mit en colère et a juré de la punir de cents coups si il guérissait. 

Après de longues années de patience, Ayub adressa à son Seigneur la plus humble des prières. Il ne se plaignit pas, mais décrivit son état avec une confiance totale en la miséricorde divine : "Le mal m'a touché. Mais Toi, tu es le plus Miséricordieux des miséricordieux !" (Coran, 21:83)

Allah exauça instantanément l'appel de Son serviteur patient. Une voix lui dit : "Frappe [la terre] de ton pied : voici une eau fraîche pour te laver et boire." (Coran, 38:42). Obéissant, Ayub frappa le sol sec de son pied.

De la terre aride jaillit une source d'eau pure et fraîche. Ayub but de cette eau bénie et s'y lava. Par la grâce d'Allah, sa maladie disparut, sa force lui revint, et il fut guéri, plus sain qu'il ne l'avait jamais été:

(42) "[Allah lui dit :] « Frappe [la terre] de ton pied : voici une eau fraîche pour te laver et voici de quoi boire. »"

(43) "Et Nous lui rendîmes sa famille et autant qu'eux avec eux, par miséricorde de Notre part et en tant que rappel pour les gens doués d'intelligence."

(44) "« Et prends dans ta main une poignée de brindilles, frappe avec cela et ne viole pas ton serment. » Oui, Nous l'avons trouvé vraiment endurant. Quel excellent serviteur ! Il se repentait sans cesse." (Coran, 38:41-44)

Ainsi Allah, par Sa grande miséricorde, ordonna à Ayub de frapper sa femme une seule fois avec cents brindilles afin qu'il respecte son sermon sans infliger de mal et de douleur à sa femme.

Et les bienfaits d'Allah ne s'arrêtèrent pas là. "Et Nous lui rendîmes sa famille et la fîmes doubler, comme une miséricorde de Notre part et un rappel pour les adorateurs." (Coran, 21:84). Sa femme Rahma le rejoignit, et leur vie fut à nouveau remplie de joie et de bénédictions.

L'histoire du prophète Ayub est une étoile brillante dans le ciel de l'humanité. Elle nous enseigne que la patience est une lumière qui ne s'éteint jamais. Allah a dit de lui : "Oui, Nous l'avons trouvé vraiment patient, et quel bon serviteur ! Il était plein de repentir." (Coran, 38:44)

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