Sur le mont Safa, sous un ciel qui commençait à se teinter de bleu nuit, un homme se tenait debout. C'était le Messager d'Allah, rassemblant son peuple pour leur délivrer un message divin. Il les appela à n'adorer qu'un seul Dieu et les mit en garde contre un châtiment imminent. Dans la foule, son propre oncle, Abu Lahab, écoutait, le cœur rempli d'une sombre fureur.

La colère d'Abu Lahab éclata, sa voix tranchante brisant le silence. "Que tes mains périssent, ô Muhammad ! Est-ce pour cela que tu nous as rassemblés ?" Sa malédiction, lancée avec mépris, résonna sur la montagne. Il se détourna, rejetant l'appel à la vérité avec une arrogance totale.

Mais à peine les mots d'Abu Lahab s'étaient-ils éteints qu'une réponse descendit du ciel. Non pas une réponse humaine, mais une parole divine, une sourate entière révélée à l'instant même au Prophète, pour être récitée jusqu'à la fin des temps.

Mais à peine les mots d'Abu Lahab s'étaient-ils éteints qu'une réponse descendit du ciel. Non pas une réponse humaine, mais une parole divine, une sourate entière révélée à l'instant même au Prophète, pour être récitée jusqu'à la fin des temps.

La voix du Prophète s'éleva alors, récitant les versets qui venaient de lui être révélés :

"Au nom d'Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux. Que périssent les deux mains d'Abu-Lahab et que lui-même périsse." (Sourate Al-Masad, 111:1).

La malédiction venait d'être retournée à son envoyeur par le Seigneur des Mondes.

La sourate continua, annonçant la futilité de son orgueil :

"Sa fortune ne lui servira à rien, ni ce qu'il a acquis." (Sourate Al-Masad, 111:2).

Toutes les richesses et le statut pour lesquels il se battait ne lui seraient d'aucun secours face au décret divin.
La condamnation divine s'étendit à sa femme, Umm Jamil. Complice de sa haine, elle prenait un malin plaisir à joncher le chemin du Prophète de branches épineuses, espérant le blesser et le décourager dans sa mission sacrée.
Le Coran décrivit leur châtiment commun avec une image terrible :

"Il sera brûlé dans un Feu plein de flammes, de même que sa femme, la porteuse de bois," (Sourate Al-Masad, 111:3-4).

Le bois même qu'elle utilisait pour nuire devenait le symbole de son propre châtiment.

La description de son supplice s'acheva par un détail glaçant :

"...à son cou, une corde de fibres de palmier." (Sourate Al-Masad, 111:5).

L'instrument de son péché devenait l'instrument de sa punition éternelle, une justice parfaite et implacable.
Des années plus tard, la prophétie s'accomplit. Abu Lahab, qui n'avait jamais cessé de combattre l'Islam, mourut d'une maladie infectieuse peu après la défaite des siens à la bataille de Badr. Isolé et abandonné, sa fin fut misérable, exactement comme Allah l'avait annoncé.
L'histoire d'Abu Lahab est une leçon éternelle. Elle nous rappelle que l'arrogance et l'opposition à la vérité mènent à la perdition, et que la promesse d'Allah, qu'elle soit de miséricorde ou de châtiment, s'accomplit toujours.

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