De sa fenêtre, le petit Ismaïl regardait un oiseau tisser son nid, brin par brin. "Maman," demanda-t-il, "pourquoi travaille-t-il si fort pour une si petite maison ?" Sa mère, Maryam, posa sa tasse et vint à ses côtés. "Parce que même le plus petit des nids est un trésor, mon cœur. Et c'est Allah qui lui a appris à le construire et qui lui donne de quoi le remplir."
"Est-ce qu'on peut donner, nous aussi ?" murmura Ismaïl. Maryam lui sourit. "Bien sûr. Quand nous donnons pour faire plaisir à Allah, cela s'appelle une 'Sadaqa'. C'est une façon de remercier Allah pour tous Ses trésors."
Yasin, son père, entra dans la pièce, son qamis bleu nuit se fondant dans l'ambiance. "La Sadaqa," dit-il d'une voix douce, "est un secret qui réchauffe le cœur. C'est un cadeau qui rend plus riche celui qui donne que celui qui reçoit."
"Mais Papa, si on donne nos choses, on en aura moins," s'inquiéta Ismaïl. Yasin s'accroupit près de lui. "Jamais, mon fils. Allah nous promet dans le Coran :
"Dis : « Mon Seigneur dispense Ses dons ou les mesure à qui Il veut parmi Ses serviteurs. Et toute chose que vous dépensez [en charité], Il vous la remplace, et Il est le Meilleur des donateurs. »" (Coran, 34:39)
Donner, c'est comme planter une graine : elle ne disparaît pas, elle grandit."
"Et une Sadaqa n'a pas besoin d'être grande," ajouta Maryam en s'asseyant avec eux sur un tapis beige. "Un sourire sincère est une Sadaqa. Une parole gentille pour réconforter un ami est une Sadaqa. Aider à porter un sac est une Sadaqa."
"Imagine la récompense," continua Yasin. "Le Coran nous enseigne que:
"Ceux qui dépensent leurs biens dans le sentier d'Allah ressemblent à un grain qui produit sept épis, et dans chaque épi il y a cent grains. Et Allah multiplie [Sa récompense] à qui Il veut. Allah est Immense et Omniscient." (Coran, 2:261)
Une seule petite graine de gentillesse peut devenir un champ de bénédictions."
Les yeux d'Ismaïl brillèrent. "On peut planter une graine maintenant ?" Maryam et Yasin échangèrent un regard tendre. "Oui," dit Maryam. "Notre voisin, Monsieur Ali, est âgé et seul. Préparons lui une boîte de dattes et un thé chaud."
Avec son père, Ismaïl porta le plateau jusqu'à la porte voisine. Après avoir offert leur cadeau, en rentrant, Ismaïl sentit une douce chaleur dans sa poitrine, une joie qu'il n'avait jamais ressentie. "Papa... mon cœur est tout chaud."
"Cette chaleur, mon fils," expliqua Yasin, "c'est la lumière de ta Sadaqa. C'est la réponse d'Allah." Maryam les rejoignit, son visage serein. "Maintenant, remercions Celui qui nous permet de donner. Allons prier ensemble."
Ismaïl déroula son petit tapis à droite de son père. En se prosternant, il ne pensait plus à l'oiseau ou aux dattes, mais à cette chaleur dans son cœur. Il comprit que la plus grande richesse n'était pas de garder, mais de partager la lumière qu'Allah avait mise en chaque chose.
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